Bonne Journée internationale du Fringe! #WorldFringeDay

Saviez-vous que le 11 juillet est la Journée internationale du Fringe ? Rejoignez-nous et nos ami.e.s du World Fringe pour participer à la campagne #WorldFringeDay. Fringe crée de si beaux souvenirs et nous voulons entendre les vôtres. Partagez vos histoires avec le hashtag #worldfringeday.

Nous sommes très fiers de tous les efforts déployés par nos artistes, nos bénévoles et nos fans pour que le Fringe se concrétise année après année. Nous sommes particulièrement reconnaissants de tout le soutien apporté au festival Ceci n’est pas un Fringe, notre événement en ligne et en distanciation sociale, qui s’est tenu en juin dernier.

En tant que Fringe canadien, nous sommes fiers d’être membres de l’Association canadienne des festivals Fringe (ils sont incroyables). Cette association rassemble tant de Fringeuses et Fringeurs, à travers le pays (dont le Fringe d’Ottawa, de Victoria, de Halifax) et même certains Fringes américains (comme celles de San Francisco, d’Orlando et de Boulder). Bien que nous ne puissions pas nous rendre visite cette année, nous pouvons toujours nous soutenir mutuellement en ligne. Merci à l’association de nous avoir permis de rester en contact.

Vous souvenez-vous du Congrès International des Festivals Fringe qui s’est tenu à Montréal en 2016 ? Grâce au soutien du Conseil des Arts de Montréal, nous avons accueilli plus de 100 délégué.e.s du monde entier dans notre ville préférée ! En collaboration avec le Fringe d’Édimbourg, le World Fringe Network et l’Association canadienne des festivals Fringe, nous avons organisé trois journées complètes de programmation autour de l’avenir du mouvement Fringe international. Ce fut un plaisir de rencontrer des représentant.e.s du monde entier, entre autres celle de Cape Town, Taipei, Stockholm, Prague et de Sydney l!! Nous espérons être présent.e.s au prochain congrès Fringe à Orlando, en Floride, en 2022 !

Demain, World Fringe sera en conversation en direct avec les organisateurs et organisatrices de festivals Fringe du monde entier. Notre producteur Kenny Streule, et notre directrice des relations publiques Sarah Grenier LaForce, seront en direct sur Facebook Live dès 12h avec d’autres membres de CAFF et USAFF pour discuter du mouvement Fringe en Amérique du Nord. Consultez World Fringe sur Facebook pour vous joindre à nous.

Bonne #WorldFringeDay de l’équipe du MainLine!
Amy, Kenny, Deirdre et Sarah

PS: Si vous en êtes mesure, veuillez envisager de faire un don au Fringe par Canada Helps ici.

PROFILS DE PERSONNES ISSUES DE LA DIVERSITÉ: T.Y. Jung

T.Y. Jung est un danseur et un artiste de théâtre musical sud-coréen que l’on voit de plus en plus dans des productions en langues française et anglaise d’un bout à l’autre de Montréal. De plus, il est l’une des moitiés de The Balcony, un duo pop-rock folk acoustique qu’il a fondé en 2015 avec son ami d’enfance Rhys Sheng. Bien qu’il se soit également distingué comme danseur dans sa jeunesse, son entrée dans le milieu artistique montréalais est relativement récente.

« Toute mon adolescence, j’ai été un touche-à-tout parce que j’ignorais ce que j’aimais et ce à quoi je me rattachais », raconte-t-il sourire aux lèvres. « La création de ma première comédie musicale en 2017 m’a fait réaliser que j’avais trouvé là mes repères et ma bande. »

Depuis qu’il a répondu à l’« appel », T.Y. a gravi la scène montréalaise en apparaissant dans The Rocky Horror Show (Théâtre MainLine), Cabaret (Société dramatique de Côte Saint-Luc), Shrek: the Musical (WISTA) et Légalement blonde (CoMUM).

 Quand on lui demande de parler du type d’œuvres qui l’attire, il mentionne tenir en estime la sincérité dans la narration. « Je veux un art qu’on ressent comme vrai », explique-t-il. « Je suis surtout un comédien qui présente une forme d’art que quelqu’un d’autre a créée. Il est donc important pour moi de rendre vraisemblable l’émotion que recèle l’œuvre originale. Ces temps-ci, je tente de dénicher du contenu qui me pose des défis. » 

La possibilité de faire ressortir ses identités particulières sur scène le rend songeur : « Il m’arrive de jouer dans des pièces centrées sur des artistes queer de couleur qui me portent à me demander comment raconter mon histoire. J’ai compris qu’en fait, je n’ai pas nécessairement besoin de parler de ma situation comme personne de couleur pour rendre mon travail pertinent. Nul besoin de toujours utiliser mon art pour parler du queer que je suis si je veux être un artiste queer. La représentation – le simple fait de profiter d’une plateforme et de faire entendre sa voix –, c’est ce qui compte pour moi. »

Il souhaite au milieu artistique en reconstruction post-crise d’en venir à véritablement manifester la diversité de Montréal sur scène et à l’écran : « J’aimerais que les distributions et les équipes scéniques reflètent la ville où l’on vit. »

« En somme, j’espère qu’on finira par reconnaître les différences qui existent dans la société. Comprendre à quel point nous sommes privilégiés comme individus est un premier pas vers la solution. Il nous faut échanger sur ces questions, plus particulièrement dans des environnements éducationnels. J’aimerais qu’à l’école secondaire, on se parle de trucs reliés au mouvement LGBTQ+, vous savez ? Il importe que les générations à venir connaissent tout ce qui existe dans le monde. Espérons qu’à partir de maintenant, nous verrons du changement. »

(Traduction de Louis Longpré)

PROFILS DE PERSONNES ISSUES DE LA DIVERSITÉ: Azin Mohammadi

Azin Mohammadi est une artiste multidisciplinaire et une éducatrice irano-canadienne de Montréal. Elle complète une maîtrise en sciences de la communication à l’Université de Montréal après avoir réussi un baccalauréat en enseignement des arts plastiques à l’Université Concordia. Elle travaille présentement comme animatrice artistique auprès d’une clientèle âgée en réhabilitation tout en se consacrant à sa passion pour la scène. Au FRINGE, elle a joué dans The Thrill of the Chaise (Théâtre Chocolate Moose) et Bullshit (Collectif les louves). 

L’art qui l’interpelle ? « Tout ce qui offre un regard neuf sur un concept, une idée, une histoire. Même si c’est quelque chose de connu comme du Shakespeare. Si quelqu’un l’approche sous un angle différent ou trace de nouveaux parallèles entre lui et le monde où l’on vit, cela m’intéresse. »

« J’aimerais spécifiquement ajouter que j’ai un côté gore… j’aime être choquée, éprouver d’intenses émotions », dit-elle d’un air songeur. 

 Azin est également une auteure émergente qui prévoyait présenter en mai Trifekta Babe, sa première pièce, au Théâtre MainLine dans le cadre du festival Revolution They Wrote. Mais la pandémie de COVID-19 a entraîné l’annulation des représentations. En revanche, le Théâtre Teesri Duniya en présente une lecture en ligne à la faveur de l’événement Fireworks Program Showcase.

Lorsqu’on lui demande si ses racines persanes transparaissent dans ses créations originales, elle parle d’une exploration continue : « Je pense traverser une phase de découverte où je tente d’investir plus de mon héritage culturel dans mon art, mais c’est un peu difficile, je résiste à le faire. Je ne sais pas encore exactement pourquoi. Mais mes racines me sont chères et je vais donc travailler là-dessus petit à petit. »

Il est cependant plus que certain qu’elle désire voir son identité encore plus présente au théâtre.

« En fait, j’aimerais voir plus d’histoires inspirées de la diversité – des œuvres d’artistes handicapés, de gens de couleur, d’individus LGBTQ+, etc. ». Azin poursuit : « Je pense si quelque chose de positif doit se dégager de ce qui se passe pour les communautés noire et autochtone, ce doit être la valorisation de leurs voix à qui l’on donnera la chance de se faire entendre. Ça s’est amélioré, mais il reste encore du chemin à faire. J’espère que ce moment nous incitera à examiner nos propres comportements, à améliorer nos êtres et le monde où l’on vit. »

RAFALE FRINGE
 Ton spectacle FRINGE préféré ?
L’an dernier, j’ai vu Spurt of Blood de Marissa Blair et j’y pense encore aujourd’hui – quand on est gore…

Tradition annuelle FRINGE ?
Me rendre avec des amis au parc Jeanne-Mance après un spectacle pour s’y détendre en dégustant quelques bières et parler d’art et de théâtre.

(Traduction de Louis Longpré)