PROFILS DE PERSONNES ISSUES DE LA DIVERSITÉ: Azin Mohammadi

Azin Mohammadi est une artiste multidisciplinaire et une éducatrice irano-canadienne de Montréal. Elle complète une maîtrise en sciences de la communication à l’Université de Montréal après avoir réussi un baccalauréat en enseignement des arts plastiques à l’Université Concordia. Elle travaille présentement comme animatrice artistique auprès d’une clientèle âgée en réhabilitation tout en se consacrant à sa passion pour la scène. Au FRINGE, elle a joué dans The Thrill of the Chaise (Théâtre Chocolate Moose) et Bullshit (Collectif les louves). 

L’art qui l’interpelle ? « Tout ce qui offre un regard neuf sur un concept, une idée, une histoire. Même si c’est quelque chose de connu comme du Shakespeare. Si quelqu’un l’approche sous un angle différent ou trace de nouveaux parallèles entre lui et le monde où l’on vit, cela m’intéresse. »

« J’aimerais spécifiquement ajouter que j’ai un côté gore… j’aime être choquée, éprouver d’intenses émotions », dit-elle d’un air songeur. 

 Azin est également une auteure émergente qui prévoyait présenter en mai Trifekta Babe, sa première pièce, au Théâtre MainLine dans le cadre du festival Revolution They Wrote. Mais la pandémie de COVID-19 a entraîné l’annulation des représentations. En revanche, le Théâtre Teesri Duniya en présente une lecture en ligne à la faveur de l’événement Fireworks Program Showcase.

Lorsqu’on lui demande si ses racines persanes transparaissent dans ses créations originales, elle parle d’une exploration continue : « Je pense traverser une phase de découverte où je tente d’investir plus de mon héritage culturel dans mon art, mais c’est un peu difficile, je résiste à le faire. Je ne sais pas encore exactement pourquoi. Mais mes racines me sont chères et je vais donc travailler là-dessus petit à petit. »

Il est cependant plus que certain qu’elle désire voir son identité encore plus présente au théâtre.

« En fait, j’aimerais voir plus d’histoires inspirées de la diversité – des œuvres d’artistes handicapés, de gens de couleur, d’individus LGBTQ+, etc. ». Azin poursuit : « Je pense si quelque chose de positif doit se dégager de ce qui se passe pour les communautés noire et autochtone, ce doit être la valorisation de leurs voix à qui l’on donnera la chance de se faire entendre. Ça s’est amélioré, mais il reste encore du chemin à faire. J’espère que ce moment nous incitera à examiner nos propres comportements, à améliorer nos êtres et le monde où l’on vit. »

RAFALE FRINGE
 Ton spectacle FRINGE préféré ?
L’an dernier, j’ai vu Spurt of Blood de Marissa Blair et j’y pense encore aujourd’hui – quand on est gore…

Tradition annuelle FRINGE ?
Me rendre avec des amis au parc Jeanne-Mance après un spectacle pour s’y détendre en dégustant quelques bières et parler d’art et de théâtre.

(Traduction de Louis Longpré)

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