PROFILS DE PERSONNES ISSUES DE LA DIVERSITÉ: Rahul Gandhi

Rahul Gandhi est né et vit à Montréal, où il œuvre en tant qu’acteur, metteur en scène, acteur et créateur. Les œuvres qu’il a présentées au Fringe en tant que co-fondateur et directeur artistique de Tantalus Theatre incluent la production James and Ziggy ainsi que Adoration. À titre de comédien, on l’aura vu dans la production The Peers d’Infemous et dans Mostly Scripted par AlienCat Productions. Sa présence au festival est bonifiée par ses contributions écrites au Montreal Theatre Hub.

«Le Fringe m’a changé en tant qu’artiste, dit-il. Avant, j’étais juste un gamin de banlieue qui faisait du théâtre. Puis, je suis allé au festival pour la première fois (en 2016) et ça a amplifié mon désir d’en faire plus, de repousser les limites de mon propre travail.» 

Depuis, Rahul porte de multiples chapeaux dans l’industrie et apparaît sur de nombreux plateaux et scènes professionnels. Plusieurs de ses projets sont en pause à cause de la Covid-19, ce qui le porte à une réflexion sur la nature de la création en ce moment.

« C’est un peu cliché, mais je crois que la réalisation artistique maintenant revient vraiment à la connexion humaine. Nous sommes tous confinés, mais les gens trouvent encore des manières de se regrouper et de produire quelque chose dans des médiums étouffés, et c’est vraiment une preuve de combien ils aiment leur art. Cette force de volonté de connecter et de créer – c’est ça le but.»

Suivant le fil rouge de l’exploration des limites, nous discutons du sens d’être un artiste noir, autochtone ou de couleur ces jours-ci. «On constate des progrès, mais j’espère qu’on verra le jour où personne ne sourcille lorsqu’un personnage bien connu est joué par un comédien de couleur. Ce moment pourrait arriver plus tôt que plus tard, si on pousse plus fort.»

Sur le futur, il se dit «optimiste à propos du changement, à propos du travail qui ressortira de tout ça après, et à propos de ma propre place dans l’industrie. La communauté du théâtre à Montréal est relativement petite, mais en même temps nous sommes très bruyants. Nous faisons du bruit pour être vus et entendus. La sortie de crise pourrait être lente, mais nous avons assez d’amour et de détermination pour rebâtir. Nous vivons des temps étranges et sombres, mais je suis optimiste pour ce qui s’avérera être, je crois, les années folles de l’art.»

Ton show Fringe préféré?
The Man Behind the Curtain par Productions Presents

Ta tradition Fringe annuelle?
Assister à L’Après Fringe: 13th Hour quand je dois me lever tôt le lendemain. 

Ton moment mémorable du Fringe?
Le premier spectacle du Festival auquel j’ai participé était une énorme production et nous étions 30 personnes au party des comédiens. Après la fête, mon partenaire créatif Adrian et moi sommes restés assis pour parler. On a bu du whisky, on a fumé un cigare, on a regardé le lever du soleil. Et c’était la fin de mon premier Fringe.

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