PROFILS DE PERSONNES ISSUES DE LA DIVERSITÉ: Smriti Bansal

Smriti Bansal est une auteure, une éditrice et une professionnelle de la communication originaire de New-Delhi. Dès son installation à Montréal, elle a fait sa marque au sein de la communauté artistique à titre de stagiaire en communication au Festival FRINGE, ce qui l’a menée à occuper le poste de gestionnaire des contenus numériques chez Confabulation. Elle est depuis devenue l’une des productrices de cette compagnie spécialisée dans la narration d’histoires vécues, et a enrichi le paysage créatif en contribuant au lancement de plateformes où des voix ignorées se font entendre partout au Canada.

Ayant centré son travail sur l’art de raconter, Smriti muse sur les récits qui l’inspirent et l’intéressent : « Je ne préfère pas un type particulier d’histoire. Voilà la beauté de ce que nous faisons chez Confabulation », commence-t-elle. « Tout le monde a quelque chose à raconter. Tout ce dont on a besoin, c’est de quelque chose ou de quelqu’un qui nous donnera le pouvoir de se connecter à notre conteur intérieur. »

Même si la diversité est inhérente à l’art de raconter des histoires vécues, les événements liés à Black Lives Matter et aux présentes manifestations antiracistes a conduit l’équipe de production de la compagnie à réfléchir profondément à ses pratiques. « À l’heure actuelle, nous discutons de nombre d’approches pour évoluer vers plus d’intégration », confie-t-elle. « Inviter plus d’artistes sur nos scènes, identifier en ville des partenaires organisationnels, tendre la main à des groupes spécifiques ou de diversifier les talents des membres de notre propre équipe, voilà autant de manières de nous responsabiliser par rapport à notre communauté. Nous prêtons l’oreille, nous assimilons ce que nous apprenons présentement, et cela rend nos gestes plus réfléchis. »

Sur le plan individuel, « ce moment m’a conduite à méditer sur ce que je peux faire en tant qu’alliée et sur les façons dont je pourrais faire de mes apports à ma communauté des éléments réguliers de ma vie. Ce que rapportent les nouvelles se passe en fait depuis des siècles, et cela n’est pas et ne devrait pas devenir une tendance. Je pense que la meilleure chose qui va émerger de tout ça, c’est une prise de conscience de la douleur qu’éprouvent les autres au quotidien et une volonté d’apporter des changements dont l’impact est positif. »

Smriti nourrit des espoirs pour l’avenir de la communauté artistique qui se reconstruit. « Je sais que c’est cliché, mais j’aimerais voir plus de gens qui me ressemblent », confie-t-elle. « Ce serait magnifique de voir plus de gens du sous-continent indien créer et de voir le monde où je vis se refléter dans leurs œuvres. De plus, j’aimerais beaucoup que l’on mette plein feu sur un plus grand nombre de voix autochtones. Le FRINGE fait un excellent travail de promotion de la diversité, mais je trouve que la communauté montréalaise reste très homogène. Elle a besoin de plus de couleurs. Nous apprendrions tellement les uns sur les autres. »

(Traduction de Louis Longpré)

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