PROFILS DE PERSONNES ISSUES DE LA DIVERSITÉ : Alessandra Tom

Alessandra Tom est une artiste canadienne d’origine chinoise basée à Montréal. Ses réalisations professionnelles incluent des rôles de metteuse en scène, de dramaturge et de créatrice de théâtre collaboratif. Elle détient un baccalauréat de l’Université Concordia en création de performances avec une mineure en étude des droits de la personne ; elle a su combiner ces deux passions dans le but de mettre en scène du contenu engagé socialement pertinent pour le monde d’aujourd’hui. Les spectacles du Festival St-Ambroise Fringe de Montréal auxquels elle a contribué incluent « Adoration » de Tantalus Theatre à titre de régisseuse et « Bite your Tongue » de SortOf Productions en tant que metteuse en scène. Plus récemment, elle a produit et co-créé la pièce « Attempts in Flight » de Dai Bao Productions qui a été nominée pour un prix Frankie.

Quand on lui a demandé que sorte d’art l’émeut, elle nous a répondu : « Ce que j’aime voir et créer est souvent déterminé par le processus et la pratique. » Elle a ajouté par la suite qu’elle « est intéressée par les méthodes de création non hiérarchiques et les formes que ces créations peuvent prendre. Par exemple : quelles sont les hiérarchies qui existent au sein d’une équipe? Est-ce que la conception est aussi importante que le texte et la performance? Comment pouvons-nous collaborer au sein de l’équipe? J’aime repousser les limites comme ça. »

Alessandra réfléchit par la suite sur l’influence de ses origines ethniques et culturelles et comment elles affectent son art. « L’origine de mon désir de mettre en scène et de créer vient de mon souhait de présenter du théâtre engagé socialement. Ce que je peux accomplir en rendant mon art plus inclusif et étendu. J’essaye de faire en sorte que les personnes sur scène et en arrière-plan reflètent le monde d’aujourd’hui. »

Quand elle contemple l’impact de la crise mondiale actuelle et son effet sur son milieu, elle dit: “ En tant qu’artistes, nous essayons toujours de créer de l’art que nous croyons important. En ce moment, j’apprécie cette opportunité de ralentir. Cette quarantaine m’a donnée le temps de faire de l’introspection, de m’assoir et me poser des questions angoissantes telles que “qu’est-ce que je dois changer dans ma propre vie?’’ Ce questionnement se traduit dans mon art en posant ces questions au public. Nous pouvons tous mieux écouter et faire preuve de plus de compassion. Je crois que lancer ces réflexions dans un espace communautaire comme le théâtre est très précieux. »

En rafale
Ton spectacle Fringe préféré?

‘Docile Bodies’ par Wig in a Box. Leur éclairage était malade. J’étais choquée d’apprendre qu’ils ont pu accomplir ça en juste trois heures.

Ta tradition Fringe annuelle?
Ce n’est pas une tradition annuelle, mais ce qui me manque cette année c’est d’aller prendre un verre au Ice House après un spectacle pour célébrer.

Ton moment mémorable du Fringe?
C’est une arme à double tranchant, mais pendant deux ans mes spectacles du Fringe avaient lieu au Théâtre MainLine. J’ai de très beaux souvenirs de tout mettre en place et tout démonter en un temps record, tout en suant comme des fous, avec Bruce (Lambie), notre directeur technique.

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